Les textes de ce site web appartiennent à l’exposition artistique « Narvik en France », présentée au Narvik Museum. L’exposition est réalisée par Per Heimly, photographe et artiste norvégien reconnu, et traite du rôle de Narvik dans l’histoire française, notamment en lien avec les batailles de Narvik pendant la Seconde Guerre mondiale. À travers des photographies et des récits, l’exposition montre comment les événements de Narvik ont laissé une trace en France et font encore partie du récit historique français.
Aix-en-Provence
Avec des reconstituteurs historiques de l’association « Forty Four Memories » en tenue 9 DIC, unité des Forces Françaises Libres qui a participé à la libération de la région en 1944.
Aix : Film / Inauguration de la « Place de Narvik » le 4 mai 1969.
Albertville
Avec monsieur le maire d’Albertville, l’Amicale des Anciens de la Légion Etrangère et le drapeau de sa section locale et 4 chasseurs du 13ème Bataillon de Chasseurs Alpins qui, s’il n’était pas à Narvik, faisait partie du Corps expéditionnaire en Scandinavie et à combattu à Namsos quelques semaines plus tôt, lors des premiers engagements sur le sol Norvégien.
Jusqu’en septembre dernier, c’est le 13ème BCA qui avait l’honneur d’avoir la garde du « Drapeau des Chasseurs ». En effet, depuis la création du Corps des Chasseurs à Pied et son 1er drapeau remis en 1841, la tradition veut qu’en marque d’unité et de cohésion il n’en existe qu’un pour tous les bataillons qui s’en transmettent la garde, chaque année au cours de leur fête annuelle de tradition de la Sidi Brahim. L’unicité de ce drapeau explique pourquoi il ne porte pas dans ses plis l’inscription « Narvik 1940 » (comme le drapeau de la 13ème DBLE), mais « Norvège 1940 » puisque si 3 Bataillons étaient à Narvik, 3 autres étaient à Namsos.
Albertville : Photos / Le drapeau des Chasseurs sous la garde du 13ème BCA.
Annecy
Avec des reconstituteurs historiques de l’association « Histoire et Mémoire Militaire Alpine », en tenue de Chasseurs Alpins ayant rejoint le Maquis. Lorsque le 27ème BCA est dissout en 1942, la plupart de ses cadres passent dans l’armée secrète et deviendront des maillons essentiels de la résistance armée jusqu’à la libération qui intervient pour Annecy le 19 août 1944. Encerclée par la résistance, la garnison allemande capitule…elle croit en fait à la fausse information diffusée par la radio Suisse selon laquelle les maquisards sont 15000, ce qui n’était évidemment pas le cas.
La Haute-Savoie est le seul département de France qui se soit totalement libéré grâce aux seules FFI.
Annecy : Film / Les Chasseurs maquisards et la libération d’Annecy.
Beaucaire
Avec des reconstituteurs historiques de l’association « ETO 30 » portants différentes tenues des unités ayant libéré la région en 1944.
Une histoire particulière à Beaucaire puisque l’Allée de Narvik » inaugurée en 1969 n’est plus répertoriée ni identifiée sur les plans où on découvre à la place un nouveau nom qui est d’ailleurs celui de l’hôtel auquel il conduit. En 1969, cette allée était clairement située dans une zone beaucoup plus fréquentée, à côté d’une voie ferrée aujourd’hui disparue…ce qui explique sans doute cela. Pour autant, le passé est toujours présent puisque la magnifique plaque de cette « allée de Narvik » est toujours présente à sa place initiale.
Beauvezer
Dans cette petite commune, le maire Brice Garnier, ancien Officier de l’armée de Terre française est particulièrement attaché à notre histoire et au « devoir de mémoire ». Je le connais bien et lorsqu’il y a quelques mois, je lui parle de notre projet « Narvik en France », il se dit immédiatement qu’il pourrait à son tour, participer à faire ressortir de l’oubli cette page glorieuse de notre histoire militaire. Beauvezer est un petit village des Alpes de Haute-Provence et les Alpes ont été le cœur de cette opération en Norvège avec la constitution de cette Brigade de Haute Montagne qui comptait dans ses rangs 6 Bataillons de Chasseurs Alpins venant de tous les départements de la région.
Presque 80 ans après la 1ère « Rue de Narvik » à Grenoble, la boucle se boucle dans nos montagnes.
Le 7 février 2026, nous nous retrouvons donc pour inaugurer ce symbolique « Passage de Narvik » à Beauvezer. Rune Edvardsen, maire de Narvik a fait le déplacement, ce qui met bien en lumière combien les liens entre Narvik et la France sont toujours aussi étroits, même 85 ans après. Il est accompagné par sa directrice de la Culture et de l’équipe du « Vinterfestuka ».
Côté français, les élus et la population locale sont présents mais la « mémoire des Alpins » est également là, avec nos reconstituteurs historiques de l’association AHVAE (Association d’Histoire Vivante et d’Archéologie Expérimentale) en tenue de chasseurs alpins Narvik 1940 et surtout la FRESM (Fédération pour le Rayonnement et l’Entraide des Soldats de Montagne) avec à sa tête son président, le général de Corps d’Armées Vincent Pons.
A l’issue de la cérémonie, Alain Fine, un de nos reconstituteurs nous parle de Jean Dulla, un jeune Chasseur du 14 BCA tué le 17 mai 1940 et enterré à Narvik.
Originaire du petit village de Peira Cava dans l’arrière-pays Niçois, il y a découvert une stèle déposée un jour par les amis de son club motocycliste. En contact avec sa famille, il lui a rendu hommage sur cette stèle avec le maire du village.
Il nous remet un peu de sa terre natale, afin que nous puissions la déposer symboliquement sur sa tombe à Narvik. Nous le ferons dès que sa pierre tombale sera débarrassée de la neige qui la recouvre chaque hiver.
Beauvezer : Photos / Jean Dulla
Bellevue / Coëtquidan
Avec des sous-lieutenants de l’Ecole Spéciale Militaire de St Cyr et de l’Ecole Militaire Interarmes.
Chaque année les nouvelles promotions des deux écoles principales d’officiers choisissent un nom de baptême qui peut être celui d’un événement majeur dans l’histoire militaire de France ou le plus souvent celui d’un officier illustre. C’est ainsi qu’une promotion a pris le nom de « Narvik », une autre celui du « général Bethouart » et 9 autres les noms d’officiers, voire de sous-officiers ou de soldats (devenus par la suite officiers) qui se sont battus à Narvik en 1940.
Par ailleurs, avant de devenir, après la guerre, le site de nos écoles d’officiers, le camp de Coëtquidan a accueilli, dès la fin 1939, tous les volontaires Polonais de France ainsi que les militaires qui avaient pu fuir leur pays après l’invasion allemande de septembre. Le gouvernement Polonais en exil en France y a donc formé et entraîné les troupes d’une armée reconstituée de plus de 80000 hommes, dont celles qui formeront la Brigade des Chasseurs de Podhale qui se battra à Narvik au sein du Corps expéditionnaire Franco-Polonais.
Coëtquidan 1 : Document / Les promotions dont le parrain a combattu à Narvik.
Coëtquidan 2 : Photos / La camp de Coëtquidan, camp d’entraînement Polonais début 1940.
Belley / Chazey-Bons / Virieu-le-Grand
Avec les reconstituteurs historiques de l’association « Cristal 7 – Du maquis de l’Ain au 6ème BCA » en tenues de maquisards des FFI (Forces Françaises de l’intérieur) et Chasseur Alpin du 6ème BCA.
Ainsi qu’à la cérémonie de Chazey : le sous-préfet de Belley, les maires de Chazey-Bons et Virieu-le-Grand, la représentante de l’ONM, les anciens maires de Chazey, le président de l’amicale Nationale des anciens du 8ème BCP et des Diables Bleus de Lyon, les porte-drapeaux et fanions des amicales de chasseurs et associations patriotiques.
Ces trois communes limitrophes sont ici associées car leur lien avec Narvik est commun. En effet dans cette région du Bugey, l’ensemble du Corps expéditionnaire de 1940 s’est rassemblé, entraîné et acclimaté avant de partir pour Brest et y embarquer à destination de la Norvège. Début février, ce sont les bataillons de la nouvelle BHM (Brigade de Haute Montagne) qui arrivent autour de Belley et, fin mars, ce sera la nouvelle 13ème DBMLE (Demi-Brigade de Marche de la Légion Etrangère), créée en Afrique du Nord, qui rejoint cette région qui a pris pour les troupes, l’appellation de « zone de rafraîchissement ». L’ensemble des unités partira ensuite successivement vers le port de Brest, une grande partie à partir de la gare de Virieu où c’est d’ailleurs la place de la gare qui recevra le nom de « place de Narvik ».
Le 28 février 1940, à Chazey-Bons, sur ce qui n’était alors qu’une plaine, le colonel Bethouart rassemble pour la 1ère fois les 6 bataillons de la BHM qu’il présente au commandant en chef des Forces Armées, le Gal Gamelin. C’est à cet endroit que la commune et les associations d’anciens chasseurs alpins ont décidé de bâtir ce monument à la mémoire de la BHM et de la victoire de Narvik.
Belley / Chazey-Bons / Virieu-le-Grand 1 : Photos / Les chasseurs alpins dans le Bugey avant le départ pour la Norvège.
Belley / Chazey-Bons / Virieu-le-Grand 2 : Photos / Le monument et son inauguration en 1990.
Béziers
Avec des reconstituteurs historiques de l’association « Maquisards Reconstitutions » en tenue de « maquisards / FFI ».
Le 22 août 1944, la ville de Beziers est libérée grâce à l’action des Forces Françaises de l’Intérieur, composée de ces groupes de maquisards présents un peu partout, bien souvent encadrés par d’ancien militaire d’active, dont de nombreux Chasseurs Alpins ayant combattu à Narvik en 1940.
Beziers : Photos / Libération de Beziers.
Briançon
Avec les reconstituteurs historiques de l’association « Souvenir Sauvegarde et Histoire Militaire du Briançonnais » et, au cours de la cérémonie au monument au morts, les associations patriotiques et leurs drapeaux, madame Barnéoud adjointe au maire de Briançon ainsi que des enfants de l’école Carlhian-Rippert accompagnés par leur directrice.
La ville de Briançon revendique le titre de « plus haute » ville d’Europe et, dans ces montagnes alpestres, les Chasseurs tiennent encore une fois ici, un rôle clef dans l’histoire. Ici, le régiment historique est le 159 RIA (Régiment d’Infanterie Alpine) encore appelé 15/9 qui y a tenu garnison pendant près de 200 ans. Pendant la 2ème guerre il se battra à la fois face aux allemands dans le nord et l’est de la France et sur place face aux italiens. A la fin de la guerre il ira avec les FFL et comptant dans ses rangs des anciens de Narvik, jusqu’en Autriche sous les ordres du Gl Bethouart.
Le square de Narvik de Briançon a été inauguré, le 3 mai 1974, en présence de l’ambassadeur de Norvège, à l’occasion du congrès annuel de l’amicale des combattants de Narvik. Comme nous l’avons fait symboliquement cette année, ils avaient alors également réalisé une cérémonie au monument aux morts de la ville.
Briançon : Film / Inauguration du square de Narvik en 1964.
Chasse-sur-Rhône
Avec les reconstituteurs historiques de l’association « Dragoon 69 » en tenue de soldats français du 1er RFM (Régiment de Fusiliers Marins) des Forces Françaises Libres.
A Chasse, Etienne Langlois, qui fut de nombreuses années le 1er adjoint du maire était un ancien combattant de Narvik. Il est décédé en 2002 et, c’est en sa mémoire que le nom de « Allée de Narvik » a été donnée à une rue de la commune.
Chasse-sur-Rhône : Photos / L’allée de Narvik avant sa création.
Brest
Vous aurez noté que la « rue de Narvik » est écrite en Français mais aussi en Breton (langue régionale préservée), à l’image de notre région où les panneaux sont en Norvégien et en Samisk
Nous sommes ici avec des reconstituteurs historique de l’association ‘Brest 44 ‘’ » en tenue « Chasseur Alpin Narvik 1940 » prêt à embarquer pour la Norvège.
La rue de Narvik qui mène au port où ont embarqué toutes les troupes pour la Norvège en 1940, a été inaugurée le 12 avril 1970, à l’occasion du congrès annuel de l’amicale des Combattants de Narvik.
L’ensemble des forces victorieuses à Narvik partent du Port de Brest en avril 1940.
Brest 1 : Film / Embarquement du corps expéditionnaire.
Brest 2 : Film / Inauguration de la Rue de Narvik.
Clermont-Ferrand
Avec des reconstituteurs historiques de l’association « Corps franc d’Auvergne » en tenue de soldats français du 4ème régiment SAS (Special Air Service britannique) / 2ème RCP (Régiment de Chasseurs Parachutistes). Dans ce régiment servait le Lt Louis Mairet, sergent au 12 BCA à Narvik en 1940. Il sera fait compagnon de la libération, tout comme le 2ème RCP fera partie des rares unités à recevoir la Croix de la Libération. Il donnera également son nom à une promotion d’officiers de l’Ecole Militaire Interarmes.
Clermont-Ferrand : Film / Le Lt Mairet et le 2ème RCP (SAS)
Evian
Avec les reconstituteurs historiques de l’association « Passion Patrimoine Gessien » en tenues de chasseurs du 179ème (BAF) Bataillon Alpin de Forteresse. Cette unité faisait partie de l’armée des Alpes qui, comme le corps expéditionnaire en Norvège pourra se vanter de ne pas avoir subi la défaite en 1940. Le 179 s’illustrera notamment dans la défense du « Fort l’Ecluse » face à la Wehrmacht en juin 1940, uniquement contraint de se rendre, sur ordre, bien après la signature de l’armistice.
La rue de Narvik a été inaugurée le 20 mai 1973, à l’occasion du congrès annuel de « l’amicale des combattants de Narvik » dont de nombreux membres étaient Savoyard.
Gap
Avec le chef de corps et des chasseurs du 6ème Groupement d’Instruction de Montagne. Cette unité, stationnée à Gap, a repris les traditions et le fanion du 6ème Bataillon de Chasseurs Alpins qui s’est illustré à Narvik en 1940. Sur ce fanion, vous pouvez voir l’inscription « Narvik » qui témoigne de sa participation à cette 1ère victoire contre l’Allemagne nazie.
Gap : Film / Inauguration de la « rue de Narvik » le 22 mai 1976
Grenoble
Avec les reconstituteurs historiques de l’association « les conflits de l’oubli » en tenue de chasseur Alpin 6ème BCA et deux anciens officiers des chasseurs alpins de la Fédération pour le Rayonnement et l’Entraide des Soldats de Montagne.
Grenoble est une ville essentielle dans l’histoire des « Alpin » et elle est une des premières à avoir donné le nom de Narvik a une de ses rues, en 1948.
Grenoble : Photos / De 1940 à 2026 – Le 6BCA et le drapeau des Chasseurs.
Gueugnon
Avec des reconstituteurs historiques de l’association « Historic » en différentes tenues dont : « Chasseur Alpin 6 BCA 1940 », « légion étrangère 13 DBLE 1944 », unité blindée et troupes de l’infanterie coloniale de la 1ère armée ayant participé à la libération de la région en septembre 1944.
Gueugnon: Film / «Making of» Per Heimly
La Ciotat
Avec des reconstituteurs historiques de l’association « Forty Four Memories » en tenue 13dble 1944.
Le boulevard de Narvik a été inauguré début juin 1955, en présence du maire et d’une délégation de vétérans norvégiens de Narvik.
La Ciotat : Photos / Hier et aujourd’hui.
La Verpillière
Avec les reconstituteurs historiques de l’association « Isère 39-45 » en diverses tenues « US – Libération » et « France – Régiment de Chasseurs Parachutistes ».
Dans ce village, ont vécu deux vétérans de Narvik. Auguste Ménard, décédé en 1997 et Clément Matton en 1999. Après la mort de ce dernier, la ville a décidé de débaptiser une rue pour lui donner le nom de Narvik, le 17 novembre 1999.
La Verpillière: Film / Making of Per Heimly.
Lançon-Provence
Avec des reconstituteurs historiques de l’association « Forty Four Memories » en tenue infanterie coloniale 1940 et 1944.
A Lançon, nous rencontrons les enfants de monsieur Antoine Toran, maire de la ville de 1965 à 1995 et ancien combattant, Chasseur Alpin à Narvik.
Lançon : Photos / Antoine Toran, ancien maire et chasseur alpin à Narvik.
Lyon
Avec les reconstituteurs historiques de l’association « Dragoon 69 » en tenue de soldats français du 1erRFM (Régiment de Fusiliers Marins) des Forces Françaises Libres et de légionnaires de la 13ème DBMLE (unité qui avait combattu à Narvik en 1940), ces 2 unités participent activement à la libération de Lyon le 3 septembre 1944. Le 1er RFM et la 13DBMLE recevront la Croix de la Libération.
Lyon : Film / La libération de Lyon.
Lyon 2: Le Roi Harald au congrès des combattants de Narvik à Lyon en 1975.
Malestroit
Avec des reconstituteurs des associations FDABCCC29 (Fédération Départementale de l’Arme Blindée Cavalerie – Chars de Combat- du Finistère) et LBMG (Les Bunkers Mémoire de Guerre) …en tenue Polonaise et Française de 1940.
Rue de Narvik, se trouve le monument à la mémoire de la Brigade Polonaise des Chasseurs de Podhale, constituée dans ce village pour partir se battre en Norvège, aux côtés des forces françaises, au sein du Corps Expéditionnaire.
Après l’invasion de septembre 1939, le gouvernement polonais se réfugie en France, en même temps que 32000 soldats. Début 40, avec l’apport de 50000 immigrés de 1ère, 2ème ou 3ème génération, une armée de plus de 80000 hommes est reconstituée en France. C’est une des premières brigades reconstituées qui participera à la libération de Narvik.
Malestroit : Film / Le 10 avril 1940, sur le site du monument actuel, la Brigade reçoit son drapeau et ses soldats prêtent serment au président de la République polonaise exilé en France.
Marseille
Avec des reconstituteurs historiques de l’association « Forty Four Memories » en tenue 13 DBLE.
La ville de Marseille est liée à Narvik 1940 car la 13 DBMLE, qui va y combattre, a été créée en Afrique du Nord, à partir de plusieurs régiments de Légion Etrangère et va arriver pour la 1ère fois en France métropolitaine, dans le port de Marseille avant de se rendre dans le Larzac, puis dans l’Ain et enfin au port de Brest pour y embarquer vers la Norvège.
Le lendemain de Toulon, Marseille est libérée, le 28 août 1944. Après le débarquement de Provence du 15 août, la 1ère armée Française est chargée de prendre les villes de Toulon et Marseille et elle va donc mener l’offensive simultanément sur ces deux objectifs.
Enfin, Marseille est la ville d’André Roux, le dernier survivant des vétérans de Narvik. Il y meurt en juillet 2017 à l’âge de 99 ans.
Marseille 1 : Film / Un bataillon de légion de la nouvelle 13 DBMLE quitte Sidi Bel Abbès pour rejoindre le port d’Oran.
Marseille 2 : Film / La nouvelle 13ème DBMLE, regroupée à Oran, défile avant son départ et embarque pour Marseille.
Marseille 3 : Photos / André Roux, dernier vétéran français de Narvik.
Martigues / Laveira
Une histoire particulière nous attend dans cette ville et cette photo où vous ne voyez aucune « rue de Narvik. Pourtant, ici même, le 3 juillet 1965, fut inaugurée, en présence des vétérans de Narvik, une magnifique « place de Narvik », devant « l’hôtel des gens de mer » qui accueillait à cette époque de nombreux marins norvégiens qui armaient les pétroliers venant de Norvège.
Malheureusement, avec le temps, l’évolution du port pétrolier et le développement des mesures de sécurité, cet hôtel va finir par devenir inexploitable car situé dans une zone industrielle à risques. Il va ainsi disparaître et la « Place de Narvik » avec lui. Devenue « friche », cette zone finira par être vendue à une société pétrochimique et devenir à son tour un site industriel.
Sur la photo, madame Sophie Bertran de Balanda, architecte et urbaniste, nous raconte cette histoire si particulière sur laquelle elle a écrit un livre (« HOT..le jardin des gens de mer, histoire d’une disparition »)
Martigues / Laveira : Film / Inauguration de la place de Narvik en 1965.
Moulins
Avec des reconstituteurs historiques de l’association « Historic » en différentes tenues dont : « Chasseur Alpin 6 BCA 1940 », « légion étrangère 13 DBLE 1944 », unité blindée et troupes de l’infanterie coloniale de la 1ère armée ayant participé à la libération de la région en septembre 1944.
La ville de Moulins occupait une position importante et sensible puisqu’elle se trouvait sur la « ligne de démarcation » qui coupait la France en deux parties entre la « zone occupée » et celle dite « libre » jusqu’en novembre 1942 , quand, après le débarquement allié en Afrique du Nord, Hitler commence à craindre un débarquement dans le sud de la France.
Moulins : Photos / Moulins, de la ligne de démarcation à la libération.
Nice
Cérémonie devant la stèle dédiée au corps expéditionnaire et à la victoire de Narvik. En présence de nombreuses associations patriotiques (dont des amicales d’anciens chasseurs alpins), de représentants de la ville de Nice et du département des Alpes Maritimes, des consule et vice-consule honoraire de Norvège à Nice, de représentants de la Marine Nationale et du délégué militaire départemental, ainsi que de reconstituteurs historique de l’association AHVAE (Association d’Histoire Vivante et d’Archéologie Expérimentale) en tenue de chasseurs alpins Narvik 1940.
La ville de Nice a été historiquement une ville de garnison de Chasseurs Alpins, dont notamment le 6ème BCA qui combattra à Narvik en1940. L’amicale des combattants de Narvik, qui possédait dans cette ville une très forte section fut à l’origine de la réalisation de cette stèle inaugurée le 31 mars 1956. Initialement positionnée près de la gare, dans une zone qui sera restructurée, la stèle sera déplacée afin d’être remise en valeur sur ce nouveau site qui a pris le nom de » jardin de Narvik » le 28 mai 2011.
Né le 20 janvier 1915, Jean Manesero était chasseur au 12èBCA en 1940 à Narvik. En 2010 il est un des derniers rescapés de l’épopée de 1940 et retourne à Narvik pour les commémorations du 70ème anniversaire. Il déclare à la TV norvégienne : « Maintenant je peux mourir »…pourtant en 2011, il est toujours là pour inaugurer le renouveau de cette stèle dans le nouveau « jardin de Narvik ». Il nous a quitté quelques temps plus tard, le 22 novembre de cette même année.
Nice 1 : Photo / Section de l’amicale des combattants de Narvik.
Nice 2 : Film / Commémoration sur l’ancien « square de Narvik »
Nice 3 : Film / Jean Manesero à la TV Norvégienne NRK en 2010.
Nice 4 : Photos/ Mise en place de la stèle dans ce nouveau « jardin de Narvik »
Nîmes
Avec des reconstituteurs historiques de l’association « ETO 30 » portants différentes tenues des unités ayant libéré la région en 1944.
La rue a été inaugurée le 7 mai 1961, à m’occasion du congrès annuel de « l’amicale des combattants de Narvik » qui se tenait à Nîmes cette année-là.
Encore une fois, c’est cette amicale qui, dans sa quête de faire davantage reconnaitre en France, cette victoire de 1940, obtient de la mairie de Nîmes que la ville donne le nom de Narvik a une de ses artères et accueille leur importante réunion annuelle.
Nîmes : Photos / Paul Vuillard 14BCA – Résistance – Amicale.
Oyonnax
Avec les reconstituteurs historiques de l’association « Cristal 7 – Du maquis de l’Ain au 6ème BCA » en tenues de maquisards des FFI (Forces Françaises de l’intérieur).
Le maquis de l’Ain fait partie de ces nombreux groupes de résistants dits des FFI (Forces Françaises de l’Intérieur) qui se trouvaient dans les montagnes et massifs forestiers durs d’accès. Après la campagne de Narvik, de nombreux chasseurs alpins, de retour de Norvège, vont rejoindre et encadrer ces maquis formés par les nombreux jeunes français qui veulent continuer le combat et refusent de partir en Allemagne pour le STO (Service du Travail Obligatoire » (1).
Ce groupe de résistants devient célèbre en1943, lorsqu’il décide de commémorer le 11 novembre à Oyonnax, en zone occupée par les Allemands. Arrivés en ville en camions, ils contrôlent les accès à la ville et défilent en ordre dans les rues, jusqu’au monument aux morts où ils déposent une gerbe en forme de croix de Lorraine, symbole de la France Libre.
En 1944, après le débarquement de Provence, une grande partie de ce maquis reformera le 6ème BCA (Bataillon qui avait combattu à Narvik) qui accompagnera la 1ère armée Française jusqu’en Autriche.
Les jeunes français étaient généralement envoyés au STO en Allemagne, mais certains l’ont été également en Norvège. Trois d’entre eux, âgés de 21 à 23 ans, sont internés dans le camp de Susendal, dans la commune de Hattfjelldal. Ils s’évadent mais sont rattrapés quelques jours plus tard, le 19 août 1944, fusillés et enterrés sur place, sans aucune marque, en bordure d’une forêt. En 1946, ils sont exhumés et placés dans le cimetière de Sørvollen, aux côtés de 27 prisonniers soviétiques. En 1962, sur la demande du gouvernement français, leurs restes seront transférés et reposent depuis, auprès des 119 tués de la campagne de 1940, sous une unique pierre tombale qui porte leurs 3 noms :
-Alfred Corbineau,
-Léon David,
-Georges Gonin.
Oyonnax 1 : Film / Le défilé du 11 novembre 1943 à Oyonnax.
Oyonnax 2 : Photos / 3 français du STO enterrés à Narvik.
Paris
Place de Narvik, devant le bas-relief de P. Landowski, avec les élèves de la section norvégienne du lycée international de St Germain-en-Laye, des représentants de l’ambassade de Norvège à Paris, la présidente et le drapeau de la section locale de l’association « le Souvenir Français » et l’équipe de la fondation «Vinterfestuka».
C’est le général Bethouart, commandant des forces en 1940 et président d’honneur de l’amicale des combattants de Narvik, qui initie dès 1952, une pétition auprès de la ville de Paris pour obtenir que le nom de Narvik soit donné à une artère de la capitale. Il obtient satisfaction en 1955 et le maire de Narvik, accompagné d’une délégation de vétérans norvégien, seront présents pour l’inauguration.
P. Landowski est l’artiste qui a réalisé le célèbre « Christ de Corcovado » de Rio de Janeiro. Son bas-relief, commandé par les anciens-combattants, sera ajouté sur cette place 5 année plus tard. Une copie en plâtre de ce bas-relief, offerte à la ville de Narvik le 17 juillet 1960 est alors coulée en bronze et placée sur la façade de l’hôtel de ville, le 20 août 1962.
Paris 1 : Film / Inauguration de la “Place de Narvik» le 28 mai 1955.
Paris 2 : Film / Inauguration du bas-relief de Pierre Landowski le 28 mai 1960.
Paris 3 : Visite officielle française à Narvik le 25 août 1962. Présentation du bas-relief sur la façade de l’hôtel de ville par le maire, monsieur Sverre Øvergård.
Paris 4 : Visite du Roi Olav V qui dépose une gerbe « Place de Narvik » le 27 septembre 1962.
Plougonvelin
Cérémonie au Mémorial National des Marins morts pour la France, avec le président et des membres de l’association « Aux Marins », le président et le drapeau de la section de « l’Union Nationale des Combattants » de Ploudalmézeau et du consul honoraire de Norvège à Brest.
Les 15 et 16 juin 2015, l’association « Aux Marins » était présente à Narvik pour signer, avec le « Souvenir Français » et la ville de Narvik, une charte visant à assurer la préservation, dans notre cimetière, de la plaque à la mémoire des 128 marins perdus du contre-torpilleur Bison, coulé à Namsos le 3 mai 1940, au cours de la campagne de Norvège, avant que la deuxième partie du corps expéditionnaire se dirige vers la région de Narvik.
L’occasion d’associer à la mémoire des soldats qui se sont battus à Narvik, celle de ceux qui auparavant avaient combattu à Namsos.
L’occasion également de se souvenir que le contre-Torpilleur Milan a combattu dans le fjord de Narvik où il a d’ailleurs été touché par une bombe, le 22 mai, lors d’une attaque aérienne allemande
Plougonvelin 1 Documents « la Marine en Norvège -1940 / Namsos / Bison/ Milan / Mémoire Narvik et Plougonvelin.
Plougonvelin2 : Film / Commémoration des 80 ans avec la maire de Namsos, en présence du représentant du « Souvenir Français ».
Rennes
Vous aurez noté que « square de Narvik » est écrit en Français mais aussi en Breton (langue régionale préservée), à l’image de notre région où les panneaux sont en Norvégien et en Samisk.
Au « Square de Narvik », qui a pris ce nom le 12 février 1971, nous sommes avec 4 sous-lieutenants du 1er bataillon de l’Ecole Spéciale Militaire de St Cyr, célèbre école d’officiers créée en 1802 par Napoléon et installée depuis 1945 à Coëtquidan, à 40 km de Rennes. Les plus illustres maréchaux et généraux de l’armée française sont issus de cette école, à commencer par le général de Gaulle qui était d’ailleurs de la même promotion que le général Bethouart, commandant du corps expéditionnaire Franco-Polonais à Narvik.
Au retour de Norvège, le Corps expéditionnaire reçoit l’ordre de prendre des positions sur la dernière ligne de défense de la Bretagne. Les Polonais de la Brigade de Podhale sont les premiers engagés autour de Combourg et rapidement submergés par les forces allemandes. Force non reconnue par les Allemands, ils craignent d’être tous fusillés en cas de capture. Le général Bethouart tente alors de se rendre à Rennes auprès de l’Etat-Major pour obtenir le repli des Polonais afin qu’ils puissent gagner l’Angleterre en cas d’armistice. Il n’y parviendra pas car les faubourgs de Rennes sont déjà occupés et le dernier ordre qu’il reçoit est de tenter de rejoindre un port pour embarquer.
Rennes : Per Heimly au travail « Square de Narvik »
Riez
Avec les membres du groupe folklorique ‘Lou Colostro » en costume traditionnel provençal.
Nous avons choisi ici de faire un « clin d’œil » à Narvik et son « Festival Français » de 1956, à l’origine du « Vinterfestuka » que nous connaissons aujourd’hui. D’une part, nous dressons ici un parallèle entre nos tenues de l’époque « Rallars » portées pendant la période de notre festival et ces régions françaises qui continuent elles-aussi à entretenir la mémoire de leur histoire locale et de leurs costumes traditionnels.
D’ailleurs, lors du « Festival Français de 1956 », avait été réalisé un défilé de tous ces costumes régionaux français (dont celui de Provence), présentés par des jeunes femmes de Narvik.
Photos : Tenues traditionnelles « Rallar » et défilé des costumes régionaux français lors du « Festival Français » de 1956.
Rue
La ville où est inhumé le général Bethouart, commandant des forces Franco-Polonaises à Narvik.
A/ Sur sa tombe, cérémonie de dévoilement, par Knut Leikvam (président de la Fondation Narviksenteret) d’une plaque commémorative réalisée par la ville de Narvik, en présence de la famille du général, petits-enfants et arrière-petits-enfants, du maire et des élus de Rue, du sous-préfet, des présidents et porte-drapeaux des associations patriotiques et de représentants de la gendarmerie nationale.
B et C/ Sur la « place du général Bethouart » et sur le site de pêche (appartement à des membres de la famille) « Le Narvik », avec la famille du général.
D/ Portrait du général Bethouart, peint par Léon Blot, vétéran français de Narvik, offert au maire de Narvik en 1951.
Rue 1 : Documents / photos et articles présentant le général Bethouart. (Décoration du roi Haakon, ses obsèques, citoyen d’honneur…)
Rue 2 : Film / Le général Bethouart et la 1ère commémoration de la libération de Narvik, le 28 mai 1946 (remise de la Croix de Guerre 39/45 à la ville de Narvik).
Rue 3 : Film / Le général Bethouart dans l’émission de NRK, « Callevaduville » – 1980- (Version originale française sous-titrée).
Saint-Étienne
Avec des membres de « l’association des amis du musée de la mine » en tenue de mineurs.
Encore un « clin d’œil » à Narvik » : Saint-Etienne a été une ville minière (charbon) depuis le XIIIème siècle jusqu’en 1983.A l’image de l’exploitation de la mine de Kiruna qui est à l’origine de la naissance de notre ville, la vie de ces deux villes a tourné autour de l’économie de la mine. En 1955, le maire de Narvik Sverre Øvergård, accompagné d’une délégation de vétérans norvégiens de Narvik se rend à Saint-Etienne et reçoit en cadeau une lampe de mineur…tout un symbole.
Dans le cadre de la préparation du débarquement de Normandie, les alliés tentent, le 26 mai 1944, de détruire les installations ferroviaires de Saint-Etienne vitales pour les Allemands. Malheureusement, les bombardements imprécis détruisent une grande partie de la ville, occasionnant le terrible bilan de 1000 morts et 2000 blessés dans la population. La ville sera libérée le 20 août sans bataille car les troupes allemandes fuient avant l’arrivée des forces françaises libres et alliées.
Saint-Etienne : Photos / La visite et lampe offerte au maire de Narvik en 1955 et diverses photos de l’histoire de la mine et du bombardement de 1944.
Saint-Maurice-l’Exil
Avec les reconstituteurs historiques des associations « Dragoon 69 » en tenue de soldats français du 1er RFM (Régiment de Fusiliers Marins) des Forces Françaises Libres et « Isère 39-45 » en diverses tenues « US – Libération » et « France – Régiment de Chasseurs Parachutistes ».
Né en Espagne et arrivé en France à l’âge de 6 ans, Louis Lorenzo grandit dans ce village. A 18 ans, n’ayant pas encore réussi à obtenir la nationalité française, il s’engage dans la légion étrangère. Il fait partie de ces légionnaires qui composent la nouvelle 13ème DBMLE qui part pour Narvik. Il est tué le 17 mai 1940, à la suite de l’opération de Bjerkvik. Pour lui rendre hommage, la commune, le 25 mai 1986, donne le nom de Narvik a une de ses rues.
Saint-Maurice-l’Exil : Photos / Louis Lozano et sa pierre tombale dans le cimetière de Narvik.
Saint-Michel-de-Chabrillanoux
Avec des reconstituteurs historiques de l’association « Le Clan d’Helvie » en tenue «Vikings».
Nous avons choisi ici de faire un « clin-d’œil » à l’histoire en mettant en lumière les premières relations entre la France et la Norvège, et plus généralement la Scandinavie d’où les Vikings sont venus nous rendre des visites « pas toujours amicales » à cette époque.
Cependant, si ce village a choisi de donner le nom de Narvik à cette petite place et cette « calade », c’est parce qu’a habité ici un ancien combattant de Narvik, chasseur alpin au 14 BCA, Albert Dejours, qui fut ensuite maire de la commune pendant plus de 30 ans jusqu’en 1983. Après Narvik, Albert Dejours est entré dans la résistance et en 1944 il a rejoint le 159 Régiment d’Infanterie Alpine dans les Alpes et ensuite jusqu’en Autriche, sous le commandement, comme en 1940, du général Bethouart, Commandant en Chef des Forces Française puis Haut-Commissaire de la République Française en Autriche jusqu’en 1950.
Il nous a laissé, pour la postérité, son « journal de marche » de son « aventure » de 1940 en Norvège.
Photos : Albert Dejours.
Saint-Péray
Avec des reconstituteurs historiques de l’association ‘Drôme 44 » avec différentes tenues liées à l’histoire de la guerre et de la libération dans la région:
– US 1944, ordonnance, Nurse et 82 Airborne,
– Commando Kieffer, libération 1944,
– Gendarme Maquis du Vercors,
– La tenue personnelle du Cne Tournissa, pilote FR 1940.
Si la ville de Saint-Péray a une « rue de Narvik », inaugurée le 1er juillet 1971, elle le doit au général François Binoche, compagnon de la libération et chef des FFI (Forces Françaises de l’Intérieur) du département de l’Ardèche qui libéra cette ville le 1er septembre 1944.
Fort de son prestige dans cette commune, il a souhaité y rendre hommage à des compagnons de la région tombés à Narvik (Fernand Héritier, Louis Bancel et Gabriel Bonnefoy), ce qui se fit d’autant plus facilement qu’un habitant de St Péray, Joseph Revol avait lui aussi été tué ici en 1940. Ces 4 Chasseurs Alpins reposent dans le cimetière de Narvik.
Saint-Péray : Le général Binoche et les 4 chasseurs ardéchois inhumés à Narvik.
Sciez
Cérémonie au monument à la gloire du corps expéditionnaire en Norvège, en présence du maire actuel et de ses prédécesseurs (dont celui qui fut à l’origine de la création de ce monument), des élus, des présidents des associations patriotiques et de leurs porte-drapeaux et de la population locale. Plusieurs jeunes hommes originaires de ce village et de la région avaient combattu à Narvik dont, et cela peut paraitre curieux en Haute-Savoie, certains au sein de la Marine Nationale…en fait, ce n’est pas si surprenant car ayant évolué sur le Lac Leman toute leur vie, ils savaient naviguer et avaient sans doute envie d’horizons un peu plus lointains.
Cette stèle a été inaugurée le 8 mai 1999, en présence de monsieur Odd Andreassen, maire de Narvik.
Sciez : Photos / Inauguration de la stèle commémorative.
St Jeoire
Avec les reconstituteurs historiques de l’association « Passion Patrimoine Gessien » en tenues de chasseurs du 179ème (BAF) Bataillon Alpin de Forteresse. Cette unité qui faisait partie de l’armée des Alpes qui, comme le corps expéditionnaire en Norvège pourra se vanter de ne pas avoir subi la défaite en 1940. Le 179 s’illustrera notamment dans la défense du « Fort l’Ecluse » face à la Wehrmacht en juin 1940, uniquement contraint de se rendre, sur ordre, bien après la signature de l’armistice.
La « Rue de Narvik » de St Jeoire a reçu ce nom en hommage à des anciens combattants de Narvik originaire de ce village et qui résidaient même dans cette rue.
Suresnes / « Memorial du Mont Valérien »
Cérémonie devant le haut-relief à la mémoire de la victoire de Narvik. Avec les élèves de la section norvégienne du lycée international de St Germain-en-Laye, le président et les drapeaux des sections locales des associations « le Souvenir Français » et « Rhin et Danube », des officiers des Chasseurs Alpins, les représentants de la ville de Suresnes, la petite-fille du général Bethouart (qui commandait les forces franco-polonaises à Narvik en 1940) et l’équipe du « Vinterfestuka ».
Voulu par le général de Gaulle, le mémorial honore la mémoire de tous les combattants morts pour la France de 1940 à 1945. Ensemble de plus de 100m de long, il se compose d’une Croix de Lorraine de 12 m, symbole de la France libre, entourée de 16 hauts-reliefs, répondant à 16 tombeaux situés dans la crypte et symbolisant les formes multiples du combat contre l’ennemi, au travers de noms de batailles, actions, forces ou lieux particuliers, dont celui de Narvik. Le mémorial est inauguré les 17 et 18 juin 1960 par le général de Gaulle.
Suresnes : Film / Inauguration du Mémorial.
Tarascon
Avec des reconstituteurs historiques de l’association « ETO 30 » portant différentes tenues des unités ayant libéré la région en 1944.
Le square de Narvik fut inauguré le 7 mai 1972 en présence de l’ambassadeur de Norvège et des vétérans de l’amicale des combattants de Narvik. Afin d’être remis en valeur il fut par la suite transféré à son emplacement actuel le 5 juin 2010.
Tarascon 1 : Film / Inauguration du 1er « Square de Narvik” le 7 mai 1972.
Tarascon 2 : Photos / Inauguration du nouveau « Square de Narvik ».
Toulon
Avec des reconstituteurs historiques de l’association « Forty Four Memories » en tenue 13 DBLE FFL 1944.
La rue de Narvik a été inaugurée le 23 avril 1961, dans cette ville qui fut libérée le 27 août 1944, notamment par la 13 DBMLE qui avait combattu à Narvik en 1940 et constitua ensuite la première unité des Forces Française Libres. C’était le retour en France de la 13 DBLE qui l’avait quittée en juin 1940.
Toulon : Film / La libération de Toulon.
Tours
Avec monsieur Thierry Lecomte, adjoint au maire de la ville de Tours, le vice-président national de la Fédération d’anciens combattants André Maginot », le drapeau de sa section et un de ses membres, ancien officier des Chasseurs Alpins.
Dans le cadre de la préparation du débarquement de Normandie, les alliés tentent, les 19 et 20 mai 1944, de détruire les installations ferroviaires de Tours, vitales pour les Allemands. Malheureusement, les bombardements imprécis détruisent une grande partie de la ville, occasionnant la mort de 143 personnes. La rue et la voie de Narvik font partie des travaux de reconstruction et de développement de la ville après la guerre. Au sein du quartier de l’Europe, la rue de Narvik a vraisemblablement été inaugurée le 20 mai 1979, à l’occasion du congrès annuel de « l’amicale des combattants de Narvik » qui s’était tenu dans cette ville.
Tours est par ailleurs devenue une ville culturelle aux liens bien établis avec la Norvège avec notamment la venue de la Reine Sonja qui inaugura en 2017 le Centre de Création Contemporaine Olivier Debré. Cet artiste, qui a « peint la Norvège » pendant plus de 30 ans, est très apprécié de la Reine qui l’a rencontré à plusieurs reprises.
Tours 1 : Photos / La ville de Tours après les bombardements alliés de mai 1944.
Tours 2 : Photos / inauguration du CCCOD par la Reine Sonja et le président François Hollande le 10 mars 2017.
Valence / Guilherand-Granges
Avec des reconstituteurs historiques de l’association ‘Drôme 44 » avec différentes tenues liées à l’histoire de la guerre et de la libération dans la région : – US 1944, ordonnance, Nurse et 82 Airborne,
– Lt Blindé et soldat liaison FR 1940,
– Commando Kieffer, libération 1944,
– Gendarme Maquis du Vercors,
– La tenue personnelle du Cne Tournissa, pilote FR 1940.
Les gendarmes ont souvent joué un rôle important dans la résistance, en dépit et souvent grâce à leur position officielle au sein des institutions du gouvernement de Vichy.
La Brigade de Gendarmerie de La Chapelle en Vercors fut ainsi la seule unité constituée de Gendarmerie à être décorée de la Médaille de la Résistance.
Le capitaine Jean Tournissa, connu sous le pseudonyme de « Paquebot » dans la résistance, est parachuté dans la région, dans la nuit du 6 au 7 juillet 1944, avec la mission de faire aménager un terrain d’aviation pour l’aviation alliée. Il sera tué au combat, dans la région, le 28 août 1944.
Valence / Guilherand 1 : Photos / La Brigade de gendarmerie de La Chapelle en Vercors.
Valence / Guilherand 2 : Photos / Le capitaine Tournissa.
Villebon-sur-Yvette
Sans doute peu d’histoire ici, avec cet immeuble de bureau dénommé Narvik, à côté de Oslo, Vega et Nobel, dans un ensemble portant le nom de « les Fjords » situé « avenue de Norvège ». Malgré tout, il est toujours intéressant de constater qu’après Oslo, c’est le nom d’une petite commune de 22000 habitants qui est choisi car présent dans la mémoire collective française.
Villefranche-sur-Mer
Avec les reconstituteurs historiques de l’AHAVE ((Association d’Histoire Vivante et d’Archéologie Expérimentale)) en tenue de chasseurs alpins Narvik 1940, le représentant de la ville de Villefranche, le fanion de l’amicale du 22BCA et des troupes de Montagne, plusieurs anciens Alpins et la vice-consule honoraire de Norvège à Nice.
Le jardin de Narvik est inauguré le 1er avril 1956, à l’occasion du congrès annuel de l’amicale des combattants de Narvik, en présence de son président d’honneur, le général Bethouart qui avait commandé avant la guerre, dans cette même ville, le 24ème BCA.
Villefranche : Photos / Le commandant Bethouart, chef de Corps du 24 BCA de 1928 à 1930.
Villons-les-Buissons
Avec les reconstituteurs historiques de l’association « ACC Normandie » en tenue britannique, canadienne et civile 1944, les élèves de la section norvégienne du lycée de Bayeux, le maire de Villons, les élus et la consule honoraire de Norvège à Caen
Le village de Villons-les Buissons est certainement la commune de France ayant les liens les plus forts avec la Norvège, non pas pour la campagne de 1940, mais pour la période du débarquement de 1944. Villons se trouve derrières les plages de Juno et Sword où ont débarqués britanniques et canadiens. Pour autant, ils n’ont pas oublié Narvik dans leur hommage et le symbole est fort : en 1940 des soldats français sont venus se battre en Norvège et en 1944, ce sont 3000 norvégiens qui sont allés se battre en France. Parmi eux, 52 ont perdu la vie et leurs noms figurent sur le monument commémoratif érigé par la commune et inauguré en 1984 par le roi Olaf.
Outre les rues de Oslo, Norvège et Narvik, Villons rend également hommage, au travers d’une rue et d’une place, à 2 aviateurs norvégiens qui avaient rejoint la RAF : le général Mehre (né à Narvik, il était major en 1944 et commandait la 132ème escadre norvégienne de la RAF) et le Lt Helland (Escadron 332 – 1er pilote norvégien à se poser en France). Sur le territoire de Villons se trouvait l’aérodrome B-16 qui accueilli les escadrons norvégiens.
La famille royale s’est rendue à de nombreuses reprises dans ce village pour les commémorations et les inaugurations.
Villons 1 : Film / 5 juin 2014 / Cérémonie d’hommage au monument norvégien, en présence du roi harald.
Villons 2 : Film / 5 juin 2014 / Le roi Harald inaugure les rues de Narvik, Norvège et Oslo.
Villons 3 : Film / 5 juin 2014 / Le roi Harald inaugure la place Lt Helland.
Villons 4 : Photos : General Mehre.
Yvetot
Sans doute peu d’histoire ici, avec ces immeubles de logement dénommés Narvik, à côté d’autres portant le nom d’Oslo. Pour autant, ce n’est pas par hasard qu’après Oslo, le 1er nom de ville norvégienne qui ait été choisi, soit celui de Narvik, car il est inscrit profondément dans la mémoire française.
Yvoire
Nous avons découvert, à Yvoire, cette petite plaque qui rappelle que le samedi 19 mai 1973, à l’invitation de la commune, les vétérans de l’amicale des combattants de Narvik, alors en congrès annuel à Evian, se sont rendu ici pour y planter symboliquement un bouleau de Norvège et, ici aussi, laisser une trace pour l’histoire du lien établi avec Narvik, après la campagne de 1940.
Yvoire : Film / Les anciens de Narvik à Yvoire.